Qu’est-ce que l'incontinence ?

 

L'incontinence est l’incapacité de contrôler l'émission d'urines ou de matières fécales (excréments).

 

L’incontinence urinaire est définie comme étant « toute perte involontaire d’urine » (RAPPORT SUR LE THEME DE L’INCONTINENCE URINAIRE Ministère de la Santé et des Solidarités Avril 2007 Pr François HAAB Université Paris VI, Hôpital Tenon, Paris).

 

Ce n’est pas une maladie mais un handicap qui influe fortement sur la qualité de vie et l’état psychologique de la personne qui en est affectée. Il se manifeste malgré la volonté ou sans qu'on s'en aperçoive.

 

Il s'agit d'un trouble très fréquent, plus fréquent qu'on ne l'imagine !

 

On recense 3 millions de personnes en France en 2007 (Rapport sur le thème de l'incontinence urinaire)…

 

Le nombre de cas de ce trouble de santé est très probablement sous-estimé. Tabou, fréquemment mal vécu ce problème est souvent caché même aux médecins… mais ce n’est pourtant pas une fatalité et des solutions existent.

 

La première étape est d’en parler à son médecin.

 

Parmi ces solutions, en complément aux solutions médicales, le port de protections adaptées permettent de gérer le problème d’incontinence et de vivre normalement, en sécurité, dans le confort et en toute discrétion.

 

Spécifiques, elles permettent de combattre les odeurs, elles sont adaptées au type d’incontinence et à la morphologie, particulièrement pour les hommes, et sans rapport avec les protège slips au niveau de leur efficacité.

 

 

L'incontinence urinaire féminine

 

Les femmes sont les plus touchées et représentent 70 % des personnes incontinentes

 

Suivant les résultats de l’enquête « Sante protection sociale (ESPS) » menée en 2008, « 12,7% des femmes de 16 ans ou plus ayant participé à l’enquête déclaraient des pertes involontaires d’urine. Cette prévalence (nombre de cas) est considérable puisque cette affection figure parmi l’un des dix troubles de santé les plus souvent déclarés par les femmes. La prévalence augmente de manière très importante avec l’âge, passant de 8% chez les femmes de 25-44 ans a presque 14% chez celles de 45-64 ans, plus de 21% chez les femmes de 65-84 ans et pratiquement 38% chez les femmes âgées de 85 ans ou plus. Source : www.sante.gouv.fr

 

Les différentes sortes d’incontinence chez les femmes

 

Les cas les plus fréquents d'incontinence féminine sont ceux d'incontinence urinaire à l'effort, due à une faiblesse du périnée et du sphincter urinaire (voir schéma ci-dessous)

 

Vient ensuite l'incontinence par impériosité, liée à des contractions de la vessie, ou “urgenturie”,  c'est-à-dire que la vessie se contracte trop tôt, provoquant des envies d’uriner non justifiées.

 

Beaucoup de femmes sont confrontées aux deux formes d'incontinence avec une combinaison de symptômes : il s’agit d’incontinence mixte

 

D’autres sortes d’incontinence sont associées à des problèmes comme :

 

-          un obstacle à l'écoulement de l'urine qui empêche la vessie de se vider complètement, l’urine déborde lorsque son volume dépasse les capacités de stockage de la vessie : incontinence par regorgement

-          des troubles neurologiques de la vessie et des sphincters : vessie neurologique

-          une lésion du sphincter (due à des fractures, accouchement, intervention chirurgicale, fistule vésico-vaginale)

-          des malformations de l'orifice urétéral : incontinence par abouchement d´un uretère , etc

La capacité à retenir ses urines est assurée par un appareil sphinctérien situé sous le col de la vessie, autour de l´urètre. Le sphincter est formé de deux composantes musculaires qui ont une commande nerveuse différente. Un des deux composants obéit à la volonté tandis que l´autre est autonome. Il existe normalement une relation entre la vessie et les muscles sphinctériens : quand l´une se contracte, les autres se relâchent et inversement. L´incontinence urinaire résulte soit d´un dysfonctionnement musculaire (lésion du sphincter et/ou des autres muscles du périnée), soit d´une anomalie neurologique affectant le sphincter et/ou la vessie.

 

L'incontinence urinaire à l'effort.

 

L'incontinence urinaire d'effort désigne des fuites urinaires incontrôlées lors d'un effort, toux, éternuement, courir, effort physique, rire... Il peut s'agir de petites fuites ou de fuites importantes. Ce type d'incontinence est le plus courant.

 

Il s’agit d’un problème mécanique. Lorsque la pression abdominale augmente brusquement à l'occasion d'un effort physique, cette augmentation de pression se répercute sur la vessie, dont la pression excède celle du sphincter. Ce dernier ne peut plus faire face, s'ouvre et laisse s'échapper l'urine

 

 

Incontinence liée à une hyperactivité de la vessie (ou incontinence urinaire par impériosité)

 

L'incontinence par impériosité, souvent appelée vessie hyperactive, indique une hyperactivité (contractions anarchiques) du muscle de la vessie (détrusor) alors que la vessie est peu remplie, ce qui déclenche un besoin impérieux d'uriner, avec ou sans signes annonciateurs, souvent accompagné d'une fuite urinaire. Dans les cas les plus graves, les fuites peuvent être importantes. La personne peut uriner de très nombreuses fois (plus de huit fois par jour), y compris la nuit (une ou plusieurs fois).

 

Cette hyperactivité vésicale peut cacher une maladie : infection urinaire, polype ou calcul dans la vessie, inflammation vaginale ou encore maladie neurologique

 

 

L incontinence mixte

 

Beaucoup de femmes souffrent d'incontinence mixte, autrement dit une combinaison des symptômes des deux formes d'incontinence, d'effort et par impériosité (vessie instable) est décrite comme une incontinence mixte.

 

 

L'incontinence fonctionnelle 

 

L'état physique ou mental de la personne l'empêche d'atteindre les toilettes à temps.

 

 

L’incontinence par regorgement

 

L'incontinence par regorgement due à une obstruction mécanique (comme un grossissement de la prostate, un problème nerveux ou une anormalité de l'urètre) est surtout observée chez l'homme.

 

Par contre l’incontinence urinaire par regorgement de type fonctionnel, concerne également les femmes. Elle provient d'une faiblesse du muscle vésical avec une capacité insuffisante à se contracter, conduisant à une distension passive de la vessie, avec émission d'urine goutte-à-goutte occasionnelle ou permanente

 

 

L'incontinence neurologique

 

On la dénomme aussi « vessie neurologique ». Ces dysfonctionnements urinaires résultent de trouble neurologique : l’atteinte du système nerveux central et ou périphérique, sous commande de la volonté (somatique) ou indépendant de la volonté (végétatif).

 

 

L'incontinence urinaire masculine

 

Les fuites urinaires ne touchent pas uniquement les femmes, et l’incontinence masculine est encore plus tabou.

 

Si les femmes sont plus concernées que les hommes, ceux-ci sont beaucoup plus nombreux à en souffrir qu’on ne l’imagine : 15 % des hommes âgés de soixante ans ou plus sont concernés. Mais l'incontinence peut toucher les hommes de tous âges.

 

S’il y a un lien entre l'âge et l'incontinence chez l'homme c’est moins flagrant que chez la femme.

 

Les types d’incontinence chez l’homme sont les mêmes que ceux détectés chez la femme, soit :

 

L’incontinence par regorgement

 

C’est de loin la forme la plus fréquente d’incontinence de l’homme.

 

L'origine en est souvent une obstruction mécanique, comme une rétention fécale, un grossissement de la prostate, un problème nerveux ou une anormalité de l'urètre. Cet obstacle empêche la vessie de se vider complètement. Lorsque le volume d'urine dépasse les capacités de stockage de la vessie, l'urine déborde et s'écoule dans l'urètre.

 

Cette forme d'incontinence se traduit par des envies fréquentes d'uriner, associées à de faibles jets d'urine souvent suivis de quelques gouttes retardataires.

 

Ceci est du à une perturbation de la fonction d'évacuation de la vessie (par augmentation du volume de la prostate par exemple), il s’agit :

 

- soit un trop plein, qui peut conduire à un affaiblissement du muscle vésical, entraînant des fuites permanentes d'urine par gouttes.

- Soit d’une vidange incomplète de la vessie

 

Il existe une incontinence urinaire par regorgement de type fonctionnel provenant d'une faiblesse du muscle vésical avec une capacité insuffisante à se contracter, conduisant à une distension passive de la vessie, et ce même problème d’émission d'urine goutte-à-goutte occasionnelle ou permanente

 

 

Les autres formes d’incontinence présentes chez les femmes se retrouvent aussi chez les hommes :

 

L'incontinence par impériosité.

L'incontinence urinaire d'effort

L'incontinence neurologique

 

 

Quelles sont les causes de l'incontinence urinaire ?

 

L’origine est souvent multifactorielle.

 

Il ne s’agit pas d’une maladie, mais d’un symptôme le plus souvent lié à un trouble physique.

 

 

Problèmes de santé et mauvaises habitudes

 

Des problèmes de santé ont fragilisé le périnée et peuvent entraîner  une incontinence : accouchements, intervention chirurgicale sur le périnée (chirurgie de la prostate, épisiotomie, hystérectomie...), maladies : tétraplégie, maladie de Parkinson, sclérose en plaque, instabilité vésicale, hypotonie sphinctérienne, prolapsus utérin (descente d’organes)…

 

On peut aussi attribuer l’incontinence aux conséquences de la pratique intensive du sport, de l’obésité (risque d'incontinence sévère multiplié par 3), d’une constipation chronique, du tabagisme (toux, qualité de la synthèse de collagène, effet anti-œstrogène…), d’infections…

 

Certaines habitudes comme pousser en urinant, se retenir trop longtemps...etc favorisent l’incontinence.

 

 

Incontinence et sport

 

Le sport ne crée pas la fuite urinaire, mais il la révèle. Certains sports, en particulier les sports de compétition, plus que d’autres créent des pressions verticales et augmentent la pression abdominale.

 

• Les sports à haut risque : athlétisme (saut, triple saut, saut de haies), gymnastique (exercices au sol, barres symétriques, trampoline), basket, volley, handball, fitness, équitation…

• Les sports à risque moyen : jogging, ski, patinage, tennis…

• Les sports à risque faible : rameur, vélo, natation, roller, golf…

 

 

Chez les femmes

 

La grossesse et l’accouchement

 

Une des premières conséquences de la grossesse est un accroissement de la quantité d'urine produite par les reins, ce qui se solde par des envies plus fréquentes d'uriner. S'y ajoute, sous l'influence des hormones féminines, un relâchement général des tissus du petit bassin, qui deviennent plus souples pour accueillir le fœtus. D’où : des besoins impérieux d'uriner, une incapacité à retenir l'urine et des fuites urinaires durant la grossesse. Près d'un tiers des femmes enceintes sont incommodées par l'incontinence.

 

L'accouchement est une des principales causes d'incontinence d'effort : gros bébé, accouchement rapide ou difficile. Plus nombreux sont les accouchements, plus le risque d’incontinence - de façon transitoire ou prolongée – augmente.

 

 

Incontinence et ménopause

 

Après la ménopause, de nombreuses femmes sont victimes d'infections urinaires.

 

 

Chez les hommes

 

Si le nombre de cas augmente avec l'âge, celui-ci n'est toutefois pas le seul facteur. L'incontinence peut être une conséquence directe d'autres maladies, comme l'hyperplasie ou le cancer de la prostate, ainsi que de pathologies neurologiques, comme la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson ou d'Alzheimer. Dans une moindre mesure, le diabète et le surpoids, ainsi que d'autres facteurs augmentent le risque d'incontinence urinaire chez les hommes.

 

 

La population à risque regroupe donc :

  • Les femmes seniors ;
  • Les femmes jeunes ayant vécu un accouchement ou une hystérectomie ;
  • Les hommes ayant subi une intervention pelvienne ou qui consultent pour des troubles mictionnels ;
  • Et enfin, les patients institutionnalisés, alités ou grabataires.

 

 

Quel traitement

 

Certaines fuites sont liées à un problème sans rapport avec l’incontinence comme une infection urinaire, un calcul, un fibrome utérin... Il convient donc de détecter s’il ne s’agit pas d’une de ces causes par un diagnostic

 

D’autres pertes d'urines ne sont pas des fuites liées à un problème médical comme celles qui sont associées au rire par exemple.

 

Pour définir le traitement il faut diagnostiquer et reconnaître la forme d’incontinence.

 

Il est indispensable de consulter un médecin. Lors de la consultation l’interrogatoire, confirmé par un examen clinique (gynécologique et des muscles du périnée au repos et lors d´efforts de poussée) et des examens complémentaires, permettra de préciser le type d´incontinence. Vous pourrez expliquer les antécédents obstétricaux et chirurgicaux, l´importance des fuites, les conséquences sur votre vie sociale.

 

Les fuites seront évaluées par la tenue d´un calendrier mictionnel avec le bilan des entrées (boissons) et des sorties (fuites).

 

L’hyperactivité vésicale (contractions fréquentes et désinhibées du muscle vésical) ou incontinence par impériosité sera détectée par un Bilan Urologique Dynamique (BUD) pour évaluer le fonctionnement de la vessie et du sphincter.

 

Une cause neurologique sera détectée par un électromyogramme, une IRM médullaire...

 

On traite la cause et non les symptômes.

 

Votre médecin vous préconisera tout d’abord des méthodes comme des changements de mode de vie, des exercices de kinésithérapie et des dispositifs médicaux. En cas d’échec on envisagera la prise de médicaments ou une intervention chirurgicale

 

● La rééducation est le premier traitement de l'incontinence urinaire d'effort.

 

Elle peut donner des résultats après une quinzaine de séances, en cas d’une volonté personnelle forte.

 

En cas d'échec de la rééducation, on envisagera l’intervention chirurgicale que ce soit une intervention courte sous anesthésie locale ou la pose d'un sphincter artificiel.

 

Le renforcement de la musculature et du tonus vésical peut être atteint par rééducation manuelle, électrostimulation, bio feedback, éducation mictionnelle (comportement et calendrier mictionnel).

 

En cas d´échec de la rééducation, le traitement de choix est chirurgical pour l´incontinence d´effort. De nombreuses techniques sont possibles, allant d´une intervention courte sous anesthésie locale à la pose d´un sphincter artificiel. Pour pallier la défaillance du soutien périnéal sont proposées la pose de bandelettes, les frondes prothétiques, les injections péri-urétrales.

 

● Par contre c’est le traitement médical qui sera prescrit pour l’incontinence par impériosité.

 

Pour réduire le nombre de contractions involontaires de la vessie on utilisera :

 

- des médicaments qui auront une action sur le tonus urétral.

- l’implant d´électrode au contact d´une racine nerveuse (neuromodulation sacrée) : cette stimulation nerveuse est parfois proposée dans les troubles rebelles au cas où les traitements classiques sont inefficaces.

 

● Le traitement de l’incontinence urinaire par regorgement est basé sur la prise en charge et le traitement de la cause : ablation de l’adénome de la prostate, traitement de la prostatite par des antibiotiques et prise en charge adéquate du cancer de la prostate.

 

Le traitement des signes repose sur la rééducation vésicale.

 

● L´incontinence par lésion organique du sphincter (après chirurgie par exemple) peut être traitée par rééducation ou par l´implantation de matériel synthétique dans la région du sphincter, ou la pose d´un sphincter artificiel.

 

 

La prévention

 

Pour réduire les risques….

 

-          Limiter la consommation de tabac

-          Maîtriser son poids

-          Bien gérer sa grossesse et assurer le suivi à la suite de l’accouchement

 

Avant la grossesse la meilleure façon de prévenir ces problèmes est de muscler son périnée

 

Après l’accouchement : des séances de rééducation périnéale à la suite de l’accouchement

 

-          À la ménopause prendre soin de son corps (périnée, sphincter)

 

La rééducation sphinctérienne

-          Gérer ses pratiques sportives

 

Une fréquence de trois à quatre fois par semaine de séances de fitness intense mettent autant en danger le périnée.

 

Il est indispensable de faire contrôler la qualité de son périnée avant de choisir un sport, de haut niveau ou non.


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